Eglise de

Saint-Sulpice

MESSES ...

(sur Saint Sulpice et communes voisines)



 

HISTORIQUE ...

D’après un état des Paroisses du décanat de Savoie, état existant à la Chancellerie Episcopale de Grenoble, au temps de St Hugues Evêque de ce diocèse (XI siècle)dont faisait partie la Savoie,  il y avait à St Sulpice une paroisse et un curé.


En 1340

L’église est découverte et le cœur lézardé, il n’y a pas de verrières aux fenêtres.

 

En 1356

L’église qui avait été trouvée en mauvaise situation en 1340 s’est bien améliorée. Le curé est le recteur JEAN DE BONET.


En 1399 

Les murs qui ont été incendiés ont besoin de réparation. Le curé de Saint Sulpice était un savant homme mais poursuivi par la malchance : il est cambriolé régulièrement depuis 8 ans.


De 1423 à 1454

Le curé est Pierre BROCARD.


En 1458 :

Visite pastorale du 1er mai. Les paroissiens ont  reconstruit somptueusement la nef mais le chœur n’est pas encore refait, il y a deux chapelles dans l’église : St Antoine de Padoue et Notre Dame de Pitié. Sur la montagne il y a une chapelle du St Esprit, disparue complètement au XVII siècle. Sur la paroisse, il y a une chapelle St Michel sur Aiguebelette qui dépend du Prieuré de St Jeoire . On va la laisser tomber en ruines et elle ne sert plus en 1673, elle faisait la division entre le diocèse de Belley et celui de Grenoble.


1493 :

La paroisse compte 50 feux ou familles.


1551 :

La paroisse compte 80 feux ou familles.

« La tradition porte que pendant la peste au XVI siècle, que le curé de St Sulpice disait la messe au  midi de cette église, au soleil levant. Le cimetière étant trop petit pour la sépulture de tous les morts on avait choisi pour ensevelir les cadavres le pré situé en bas du hameau de l’église, entre ce hameau et la Grand Maison de Villard Marin, sur le bord d’un petit ruisseau y existant, le local choisi s’appelle actuellement le pré de la Grand Combe ».


1609 :

Le curé est Michel BRUYS.


1654 :

Le curé est  Claude MEYER, official de Savoie.


1678 :

Le curé est Barthélémy BUISSON qui restera jusqu’en 1729 (50 ans). La paroisse compte 360 habitants.


1684 :  

« Les paroissiens de Bissy, la Motte-Servolex, Saint Sulpice, Cognin, Vimines, Saint Thibaud de Couz composent la baronie de Montfort qui possédait un château dans la paroisse de Saint Sulpice, dont il ne reste que des masures ». La Seigneurie de Montfort appartenait au commencement du 13ème siècle au Comte de Savoie Thomas 1erqui l’inféoda le 15 mars 1232 à Berlion Vicomte de chambéry.


1729 :

La paroisse compte 330 habitants.


1779 :

Le curé est  le révérend VERNEY (capucin).


1789 :

Le curé révérend VERNEY devient curé de Cognin, il était à St Sulpice depuis 26 ans.

 

11 février 1793 :

Le curé révérend PIERRON signe son dernier acte de mariage avant son immigration. Entre mars 1793 et novembre 1796, les baptêmes seront célébrés par les curés de Vimines, de la Motte-Servolex, de Cognin.


11 juin 1800 :

Le révérend MUREGERY, prêtre missionnaire, baptise 28 enfants dans la grange du Mollard appartenant à Morand de Montfort.

 

 5 mai 1803 :

Le révérend PIERRON signe son premier acte de baptême après son retour d’exil.


10 août 1813 :

Baptême d’une cloche.


26 août 1829 :

Visite pastorale de Monseigneur MARTINET archevêque de Chambéry, qui voit une église basse, mal aérée, son plancher supérieur pourrait exiger quelques réparations ainsi que le couvert. Il n’y a pas de sacristie, il y a 164 feux, 616 habitants environ.


26 septembre 1833 :

Le curé révérend PIERRON signe son dernier acte de baptême, il décédera le 28 janvier 1842.


4 janvier 1834 :

Le curé Valentin NOITON signe son premier acte de baptême.


1839 – 1844 :

L’église est en piteux état, on s’occupe de la reconstruire. Elle sera reconstruite en l’espace de 9 mois, de Pâques à la Toussaint 1844. Beaucoup  de corvées sont réalisées par les habitants, 1200 journées de transport par bœufs et 1500 journées de main d’œuvre : fondations, déblais, remblais. Elle a été couverte en ardoises de Maurienne. Il n’y aura aucun accident pendant les travaux ; la facture s’élèvera à 17500 livres, la commune a payé 9200 livres, l’économat royal apostolique 3000 livres, Monsieur le Marquis PANTALEON COSTA DE BEAUREGARD a donné 2000 livres, la fabrique paroissiale 2100 livres, le curé de la paroisse 1200 livres sur ses propres deniers. Le marquis PANTALEON COSTA DE BEAUREGARD a fait présent du bénitier à l’entrée de l’église, son frère Eugène COSTA a offert les fonds baptismaux, Monsieur Noël Marie RINGUET a offert le confessionnal. L’église est de style  Grec en forme de croix latine surmontée d’une voute à nervures et d’une calotte à la partie centrale.

 

Depuis 1834, le curé est Valentin NOITON, originaire de Rumilly. Il sera inhumé dans l’église devant la table de communion : 2 initiales en mosaïque «  VN 1860 ».

 

« Pour rebâtir l’église, on a été obligé de baisser beaucoup le sol pour les fondations du nouveau bâtiment, on a découvert au moins dix fours à chaux, plus une multitude de tombes construites en quatre pièces de mollasse soit « grayon » ou murs faits avec des cailloux ».


« Tous les ossements trouvés dans la chapelle St Antoine de Padoue appartenant jadis aux messieurs DE MONTOUX, d’ALLINGE, ODINET, de St SULPICE, de COSTA etc…gisent sous la porte de la table de communion "V. NOITON".

 

Durant la construction de l’église, le syndic était Louis CAILLE dit BOVET, qui avait succédé à André MARTIN FALOT, lequel avait été syndic pendant 15 ans.


1849 :

La paroisse compte 660 habitants.


1866 :

Il y a 615 habitants.


1868 :

Consécration de l’église par Monseigneur BILLIET qui la replace sous la protection de Saint-Sulpice le Débonnaire, chapelain à la cour de CLOTAIRE II puis évêque de Bourges, mort en 647.Le curé est Jean MORAT de la Motte-Servolex.


22 septembre 1868 :

Inauguration de la cloche fabriquée par Victor PACCARD d’Annecy le Vieux. Elle a pu être fondu grâce au concours de Monseigneur BILLIET, des Pères CHARTREUX de Monsieur le Marquis Albert  COSTA DE BEAUREGARD, de Monsieur le Comte Ernest DE BOIGNE, de Monsieur le Comte PILLET WILL qui ont souscrit chacun une forte somme.

 

Inscriptions gravées sur la cloche

 

           Je m’appelle EMILIE, ALBERTINE

           Marraine : Marie Emilie PORROI DE QUINSONNAS

           Parraine : Charles Albert COSTA DE BEAUREGARD,

           Révérend Jean MORAT : curé,  Louis CAILLE maire de St Sulpice.

           L’an 1868 et la 23ème année du Pontificat de PIE IX.

 


1873 :

La commune compte 560 habitants.


1882 :

Mise en place de la chaire en noyer et du maître autel en marbre blanc.

 

1898 :

D’importants travaux sont faits à la toiture, à la sacristie, à la décoration intérieure de l’église et aux boiseries du chœur. Installation d’un lustre à 3 couronnes en bronze.

 

Début des années 60, réfection des peintures de l’église dans leur aspect actuel. Le curé étant Joseph GRUMEL.

 

La frise de musique qui court autour de l’église reprend les premières notes de chants grégoriens en rapport avec le déroulement de l’année liturgique : Avent, Noël, Pâques, Ascension, Pentecôte, Assomption de la Vierge.

 

Le plancher est refait en 1982, le bénitier qui était à l’entrée de l’église est placé dans le chœur, servant désormais de fonds baptismaux.

   

Vint ensuite la mise en place de l’autel sculpté par M. RAMEL de Rumilly et offert par une ancienne habitante de Saint Sulpice. En 1987 -1988, mis en place de 5 lustres.  Le chauffage à air pulsé a été mis en place en 1995.

 

Depuis 2002 la paroisse de Saint-Sulpice devenue communauté locale fait partie de la paroisse « ST JEAN XXIII COGNIN » avec les clochers de Bissy, Cognin, Jacob, Le Biollay, Montagnole, Saint-Cassin, Saint Jean de Couz, Saint Paul (Pont d’Hyères), Saint Thibaud de Couz, et Vimines.

   

N.B. Ces renseignements sont issus de transcriptions émanant d’un registre paroissial.


UA-50187862-1